Afrique: l’Opdad renouvelle ses instances

Des premières dames d'Afrique / Adiac
Des premières dames d’Afrique / Adiac

L’Organisation des premières dames d’Afrique pour le développement (Opdad) organise sa 26e assemblée générale, du 9 au 10 juin, à Kintélé, dans la banlieue nord de Brazzaville.

Plus d’une dizaine de premières dames d’Afrique sont attendues à Brazzaville pour prendre part à la rencontre dont les travaux  seront marqués par l’élection de la nouvelle présidente de l’Opdad dirigée actuellement par l’épouse du chef de l’Etat, Antoinette Sassou N’Guesso.

A quelques jours de la rencontre, les épouses des chefs d’Etat du Malawi, de la République centrafricaine et de la Gambie sont déjà arrivées au Congo. Monica Chakwera, Brigitte Touadera et Fatoumata Baw-Barrow ont été accueillies le 7 juin à l’aéroport de Brazzaville par la première dame du Congo, présidente sortante de l’Opdad.

Antoinette Sassou N’Guesso a été élue à la présidence de l’organisation par ses sœurs premières dames d’Afrique, en marge du sommet de l’Union africaine tenu en juillet 2019 à Niamey, au Niger.

Créée en 2002, l’Organisation des premières dames d’Afrique contre le sida (Opdas), qui se consacrait principalement à la lutte contre le VIH/sida et à d’autres problèmes de santé de la reproduction, tant sur le plan continental qu’international, a vu son périmètre s’élargir aux questions d’éducation, de santé et du bien-être des enfants, des jeunes et des femmes en Afrique, d’où la nouvelle appellation Opdad, qui couvre des domaines liés au développement du continent.

L’Opdas a changé de nom pour devenir l’Organisation des premières dames d’Afrique pour le développement (Opdad) en vue d’adopter une vision intitulée « Une Afrique développée avec des enfants, des jeunes et des femmes en bonne santé et autonomes ».

Depuis la mise en place de leur organisation, les premières dames africaines ont contribué à accroître la sensibilisation au sida, en se faisant l’écho de nombreuses campagnes sur l’élimination de la transmission du VIH de la mère à l’enfant, en insistant sur le fardeau de cette maladie qui pèse sur les femmes et en renforçant les réseaux de personnes vivant avec le VIH.

En effet, par le changement de dénomination  de l’Opdas à l’Opdad, l’organisation a tenu à marquer son ambition d’aller vers une dynamique plus actuelle.

L’Opdad, nouvellement créée, avait adopté son plan stratégique pour 2019-2023, qui décrit les principales thématiques sur lesquelles les premières dames travailleront. Il s’agit notamment de la poursuite de l’objectif de réduction des nouvelles infections à VIH et de la mortalité due au sida et aux maladies non transmissibles; l’égalité des sexes; l’autonomisation des femmes et des jeunes; la santé reproductive, maternelle, néonatale et infantile; la sécurité sociale et la protection sociale.

En combinant leurs efforts, les premières dames d’Afrique ont la certitude d’obtenir, d’ici peu, le même succès qu’elles ont obtenu avec l’Opdas. Au-delà d’une simple continuité, elles doivent désormais redoubler d’efforts pour garantir un futur meilleur à l’Afrique.

Yvette Reine Nzaba
ADIAC
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A propos CARMEN FEVILIYE 657 Articles
Juriste d’affaires Ohada / Journaliste-Communicant/ Secrétaire Générale de l'Union de la Presse Francophone - UPF section France