Congo – Législatives 2022 : Fin de course pour Léonidas Mottom Mamoni

Le ministre de l’Administration du territoire, de la Décentralisation et du Développement local, Guy Georges Mbacka, a rendu publique, le 2 juillet 2022 à Brazzaville, la fin de la course à la députation du candidat du Parti congolais du travail (PCT), Léonidas Carrel Mottom Mamoni aux élections législatives des 4 et 10 juillet 2022 dans la deuxième circonscription de Ouesso dans le département de la Sangha.

Les déclarations de Mottom Mamoni ont été jugés contraires à l’article 27 de la loi électorale qui stipule que les réunions électorales sont pour faire connaître un candidat ou une liste des candidats, de présenter les programmes ou les arguments d’un candidat d’une liste dans les conditions fixées par la loi.

Pour le ministre Mbacka, le candidat aux législatives à Ouesso 2 a eu des écarts de langage à travers des propos portant sérieusement atteinte à l’unité et à la cohésion nationales, enfreignant certaines dispositions de la loi électorale. Pour Mottom Mamoni, le fief de l’Upads n’est pas dans le département de la Sangha, ni celui du PCAP, du PRL et que les neuf circonscriptions du département de la Sangha sont pour les députés du PCT. Seuls ces derniers peuvent être élus dans ce département, pas d’autres, se demandant si un ressortissant de la Sangha pourrait chercher à se faire élire à Dolisie ou à Mouyondzi.

Ces propos ont permis au PCT qui l’avait investi de le lâcher. Dans une déclaration du 1er juillet 2022 à Brazzaville, le secrétariat permanent du bureau politique du Comité central du PCT a condamné toute attitude et propos non républicains frisant la division, l’ethnocentrisme et le repli identitaire.

Le ministre Mbacka a condamné ces propos qui ne reconnaissent pas la force des orientations du 23 juin 2022 aux différents candidats. Il a rappelé le caractère des propos de ce candidat à Ouesso dans le département de la Sangha, le 29 juin 2022, au cours de la campagne électorale en cours. Ces propos dans lesquels ce candidat prônait la désunion nationale tout en vantant la haine tribale et le régionalisme, ont envahi les réseaux sociaux.

Selon lui, cette déclaration qui porte gravement atteinte à l’unité et à la cohésion nationales enfreint manifestement à certaines dispositions de la loi électorale. Il s’agit notamment des articles 42-1 nouveau et 42-2. Le ministre Mbacka a, en effet, rappelé que la loi électorale prévoit des sanctions sévères contre tout candidat qui trouble la sérénité de la campagne électorale ou met en péril le scrutin.

Florent Sogni Zaou

PagesAfrik.com

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Juriste d’affaires Ohada / Journaliste-Communicant/ Secrétaire Générale de l'Union de la Presse Francophone - UPF section France