Sommet UE-UA : l’urgence de faire de 2022 l’année de la nutrition en Afrique

@Jeune Afrique
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Les partenaires européens et africains se sont  rencontrés ce 18 février à Bruxelles dans le but d’accroître leurs efforts et d’accélérer la transformation des systèmes alimentaires africains sur la base de modèles plus durables. Une problématique cruciale car l’UA  fait de 2022 l’année de la nutrition. 

La sécurité alimentaire et nutritionnelle et les moyens de subsistance de la population africaine constituent des problématiques majeures heurtées par les changements climatiques, la perte de la biodiversité et la dégradation des sols. Le continent africain, qui connaît une croissance démographique élevée (20% de la population mondiale), doit faire face urgemment à la sécurité alimentaire et nutritionnelle. Ajoutées aux moyens de subsistance de la population africaine, ce sont autant de problématiques majeures que les changements climatiques , la perte de la biodiversité et la dégradation des sols viennent aggraver. Les rendements et les productions agricoles en payent  par conséquent le prix. Si une solution adéquate n’est pas proposée, ces problématiques s’accroîtront  au cours des prochaines décennies.

Bruxelles fait suite au sommet “One Planet” pour faire de 2022 l’année africaine  de la nutrition

Après le lancement de l’Accélérateur de la Grande muraille verte en janvier 2021 du sommet « One Planet », les décideurs européens et africains  poursuivent  les approches nationales développées à la suite du Sommet des Nations Unies sur les systèmes alimentaires et s’inscrivent pleinement dans la stratégie de l’Union africaine, qui a choisi de faire de 2022 l’année de la nutrition.

Dans ce contexte, le développement de la culture protéagineuse en Afrique impliquant notamment des pays partenaires de la Grande muraille verte, constitue une occasion de premier plan. Une approche, qui, selon les experts, contribuerait positivement “aux objectifs de sécurité alimentaire et nutritionnelle, à la préservation des espaces naturels, à la lutte contre la désertification et au développement socio-économique de la région, grâce au recours à des approches agro-écologiques permettant une agriculture et des systèmes d’élevage diversifiés et intégrés”.

Une initiative conjointe a été lancée aujourd’hui

Une concertation des partenaires au Sommet pour favoriser le développement de la culture de protéines végétales en Afrique  pour la consommation humaine ou l’alimentation animale. Ces efforts contribueront à l’amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle en Afrique et constituent une voie de développement économique et humain durable, centré sur les petits exploitants. Cette initiative est ouverte à tous les pays d’Afrique et menée en coopération avec les partenaires financiers internationaux et les organisations régionales africaines. Le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Sénégal et le Tchad ont dit être prêts à soutenir cet effort. D’ailleurs, afin de démarrer cette initiative, une plateforme régionale est en cours de préparation. Elle permetra de renforcer  les interactions entre les partenaires techniques et financiers, notamment le Fonds international de développement agricole, la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CNULD), la Banque mondiale, la Banque africaine de développement, la Banque européenne d’investissement et les organisations régionales africaines compétentes ( la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest, l’Union économique et monétaire ouest-africaine et l’Agence panafricaine de la Grande muraille verte).

Le secteur privé : un acteur incontournable de l’initiative

L’un des points clés consistera à favoriser l’implication du serveur privé, notamment grâce à l’initiative « Investir dans les jeunes entreprises en Afrique » de l’Équipe Europe, ou l’Alliance pour l’entrepreneuriat en Afrique dirigée par la Société financière internationale. Le but sera de fournir  des outils clés pour une plus grande autosuffisance de l’Afrique dans le domaine des cultures protéagineuses et des produits transformés qui en sont issus, en soutenant par ailleurs la recherche, l’élevage, le financement, la transformation et la commercialisation dans un contexte de zone de libre échange africaine.

Carmen Féviliyé

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A propos CARMEN FEVILIYE 672 Articles
Juriste d’affaires Ohada / Journaliste-Communicant/ Secrétaire Générale de l'Union de la Presse Francophone - UPF section France