Les USA comptent profiter de la ZlecAf

(Agence Ecofin) – Les USA comptent profiter de la Zone de Libre-échange africaine pour développer encore plus leurs activités sur le continent. Selon un haut responsable américain, Scott Eistner, du US-Africa Business Council, les USA comptent soutenir la zone de libre-échange continentale africaine (AfCFTA), dans le but d’attirer les investissements dans un marché moins fragmenté.

Ce dernier s’exprimait lors d’une récente rencontre, sur les nouvelles relations entre les États-Unis et l’Afrique, organisé par l’American Business Council en partenariat avec la Chambre de commerce américaine, avec le soutien de l’American Tower Company.

« Nous devons approfondir l’expansion de nos activités dans toute la région, notamment en mettant l’accent sur la facilitation des échanges et en renforçant le rôle des États-Unis dans le renforcement des capacités sur l’ensemble du continent. Nous devons inciter les gouvernements africains à adopter des politiques et des pratiques réglementaires pour soutenir l’économie et le commerce numériques », a déclaré le fonctionnaire,

Un son de cloche similaire a été entendu du côté de l’ambassadeur des USA au Nigéria, première économie du continent, qui a soutenu que : « Aujourd’hui, nous redoublons d’efforts pour investir en Afrique ».

A terme, les USA envisagent également un possible accord de libre-échange avec l’ensemble du continent. A cet égard, pour plusieurs analystes, il est dans l’intérêt des USA d’aider à la bonne marche de ZLECAf, tout en apprenant des expériences passées, comme l’AGOA, aux résultats mitigés, ou encore des accords de libre-échange de l’UE (APE).

Ainsi, la Brookings Institution, par exemple, appelle Washington à coopérer davantage avec l’Union africaine : « Au lieu de reproduire les approches défectueuses de l’UE ou du Royaume-Uni, nous soutenons que les priorités de l’administration Biden seraient mieux servies en travaillant avec l’Union africaine pour concevoir un accord de partenariat global nouveau et tourné vers l’avenir. », relève-t-on. Et en attendant, la même source propose de pallier aux défauts de mécanismes actuels, comme l’AGOA, tout en laissant le temps au continent de consolider son intégration régionale, qui est encore à ses débuts.

Ayi Renaud Dossavi

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A propos CARMEN FEVILIYE 560 Articles
Juriste d’affaires Ohada / Journaliste-Communicant/ Secrétaire Générale de l'Union de la Presse Francophone - UPF section France