Pourquoi pas le financement en capital-risque ?

Le capital-risque est une prise de participation, sous forme d’argent, pour augmenter les capitaux d’une entreprise. Bénéficier de cet investissement se révèle être gagnant pour l’entreprise qui se lance et qui présente un bon potentiel de développement. En plus du financement apporté dans le capital, l’entreprise s’enrichit du réseau et du savoir-faire du capital-risqueur.  

Le “Private Equity”, les deux mots porteurs actuellement dans les rencontres d’affaires, pour dire simplement capital-risque, littéralement des fonds propres privés des institutions financières ou fonds d’investissement qui investissent  dans des sociétés non cotées en bourse.  Cet apport permet  à  votre entreprise de bénéficier des fonds, mais encore du réseau et de l’expérience de l’investisseur. Que gagne l’investisseur qui risque son argent en  décidant d’investir dans votre projet? Il attend  de réaliser une plus-value sur la revente ultérieure des titres. Mais, le principal risque pour l’investisseur en capital-risque qui croit en votre projet  reste de ne jamais trouver acquéreur pour revendre ses actions, si votre entreprise ne se développe pas et de ce fait de tout perdre si votre société est dissoute. C’est pour cela qu’il est plus que nécessaire d’attirer cette « manne » par un business plan soigné présentant un grand un potentiel de croissance. Un gage de partenariat gagnant/gagnant!

Les avantages du capital-risque

C’est le mode de financement qui vous permet de conserver une grande liberté pour gérer votre entreprise. Il vous apporte d’augmenter considérablement votre chance d’obtenir un financement bancaire. En plus d’apporter des capitaux, l’investisseur, habitué au monde des affaires, vous fait  bénéficier de ses nombreux conseils précieux, de son expérience et de son réseau d’affaires, comme dit plus haut. Comment cela fonctionne-t-il ? L’investisseur intervient minoritairement dans le capital de  votre entreprise. Son investissement est temporaire, car il n’a pas vocation à rester durablement associé ou actionnaire. Intervenant essentiellement sur la phase de lancement et de développement, l’investisseur en capital-risque cédera ensuite sa participation au sein de votre entreprise.

Qui sont les acteurs du capital-risque ?

En France, le capital-risque est composé d’investisseurs suivants : les Clubs d’investisseurs, composés de petits groupes de particuliers qui investissent dans le capital des petites entreprises locales. Leur investissement dépasse rarement 15 mille euros ; les Business angels qui sont des personnes physiques passionnées par l’entrepreneuriat et qui investissent personnellement dans les projets qu’ils jugent prometteurs, entre 50 mille et 150 mille euros( http://www.franceangels.org ); les Sociétés et les Fonds de capital risque dont les plus connus sont les Cigales ( http://www.cigales.asso.fr/);  les Sociétés et les Fonds de capital-risque (SCR et FCR), les plus gros investisseurs qui finançant généralement des entreprises pour plus d’un million d’euros. Généralement, cette catégorie d’investisseurs intervient plutôt sur la phase de développement de l’entreprise et non lors de sa création.

En Afrique, nous faisons un focus sur Méditerrania capital partner,  un Fonds d’environ 300 millions d’euros sous gestion déployés au Maghreb principalement et depuis peu en Afrique subsaharienne ( en Côte d’Ivoire, bientôt au Sénégal, Cameroun, Mali et dans toute l’Afrique de l’Ouest). Le capital-risqueur compte quelques investisseurs privés, la plupart étant plutôt des investisseurs publics, comme Proparco.  Pour l’Afrique subsaharienne,  Méditerrania capital partner propose des tickets d’investissements qui sont de minimum de 10 millions d’euros,  à des entreprises locales qui ont déjà fait leur preuve sur le marché (qui se sont déjà développées et montrant une croissance de chiffre d’affaires). Concernant les secteurs d’activités, le Fonds reste généraliste (secteurs financier, agroalimentaire, santé etc.).

Pour bénéficier du financement : présenter un business plan  qui explique le projet de développement, les besoins, en quoi les fonds demandés vont permettre à l’entreprise de passer à un degré supérieur. Cette phase d’étude franchie, le Fonds entre dans le capital de la société, en devenant ainsi coactionnaire pendant quatre ou cinq ans, tout en aidant l’entreprise à se structurer en interne.  En cas de cessation des paiements, étant coactionnaires, le Fonds perd tout par la même occasion. Mais l’argent gagné provient de la revente des parts si par la suite l’entreprise se développe.

Quid de l’entrepreneur individuel et des PME

Ces acteurs peuvent bénéficier du financement de manière indirecte, par le biais de Cofina, première institution africaine de méso-finance (la micro-finance et les financements des PME) qui s’est déployée sur beaucoup de pays d’Afrique (Congo, Sénégal, Guinée, Mali, Gabon, Côte d’Ivoire) et bientôt sur toute l’Afrique.

 

Carmen FEVILIYE

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A propos CARMEN FEVILIYE 455 Articles
Juriste d’affaires Ohada / Journaliste-Communicant/ Secrétaire Générale de l'Union de la Presse Francophone - UPF section France