Journée mondiale de la liberté de la presse 2019 : le journalisme à l’ère de la désinformation

Les relations entre les médias et la démocratie seront au cœur de la Conférence mondiale organisée du 1er au 3 mai à Addis-Abeba (Ethiopie) par l’UNESCO, le gouvernement éthiopien et la Commission de l’Union africaine à l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, célébrée chaque année le 3 mai. Parallèlement, une centaine événements seront organisés dans le monde pour marquer cette Journée.

Comment le journalisme peut-il rivaliser avec le contenu émotionnel et les fausses informations dans un contexte électoral ? Que faire pour contrer les discours dénigrant les journalistes ? Dans quelle mesure les régulations électorales doivent-elles s’appliquer à Internet ? La Journée mondiale de la liberté de la presse, qui a pour thème cette année « Les médias pour la démocratie : Journalisme et élections en temps de désinformation » sera l’occasion de nourrir la réflexion sur ces questions d’actualité.

Le 1er mai, se tiendra une conférence académique qui présentera de nouvelles recherches sur la sécurité des journalistes. Son objectif est de favoriser les interactions entre les chercheurs et les acteurs politiques qui travaillent sur des sujets communs. Elle s’intéressera notamment à la sécurité des femmes journalistes et des journalistes dans un contexte électoral. Le programme de la journée prévoit également un « Laboratoire » sur le harcèlement en ligne des femmes journalistes et différentes sessions thématiques, notamment sur les médias et les élections en Afrique ou sur la réforme des médias en Ethiopie.

La Directrice générale de l’UNESCO, Audrey Azoulay, donnera le coup d’envoi le 2 mai de l’événement principal marquant les célébrations, aux côtés de la présidente éthiopienne, Sahle-Work Zewde ; de la secrétaire exécutive de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique, Vera Songwe et du vice-président de la Commission de l’Union africaine, Kwesi Quartey.

Au total, plus d’un millier de participants sont attendus : représentants de la société civile, des médias, des associations professionnelles, du milieu universitaire et du secteur judiciaire. La conférence s’articulera autour des sessions parallèles et plénières qui auront notamment pour thèmes : le renforcement du rôle des médias face aux nouveaux défis et les liens entre les médias, la démocratie et les élections.

La remise du Prix mondial de la liberté de la presse UNESCO/Guillermo Cano, dans la soirée du 2 mai, sera l’un des temps forts de ces célébrations. Attribué cette année par un jury international indépendant aux journalistes du Myanmar emprisonnés Kyaw Soe Oo et Wa Lone, il sera décerné par Audrey Azoulay en présence notamment du Premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed et du vice-président de la Commission de l’Union africaine, Kwesi Quartey.

Tout au long de la Conférence, une salle de presse sera mise à disposition de jeunes professionnels et d’étudiants en journalisme afin de leur donner la possibilité de rencontrer des confrères du monde entier et de couvrir un événement international.

Cette année l’UNESCO a également lancé la campagne « Défends le journalisme » qui invite les médias à montrer leur soutien à un journalisme libre et indépendant à travers de l’affichage de GIF et de bannières dans leur éditions imprimées et plateformes numériques.

La Journée mondiale de la liberté de la presse a été proclamée par l’Assemblée générale des Nations Unies en 1993 sur recommandation de la 26e session de la Conférence générale de l’UNESCO en 1991. Elle permet de célébrer les principes fondamentaux de la liberté de la presse, d’évaluer la liberté de la presse à travers le monde, de défendre l’indépendance des médias et de rendre hommage aux journalistes qui ont perdu la vie dans l’exercice de leur profession.

Presse Unesco

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A propos CARMEN FEVILIYE 320 Articles
Juriste d’affaires Ohada / Journaliste-Communicant/ Secrétaire Générale de l'Union de la Presse Francophone - UPF section France