Ohada!

business-africaPour le commun des mortels, ce sigle désigne une institution relativement peu connue du grand public, l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires, et ne signifie donc rien, ou presque. Mais pour tous ceux – et ils sont chaque jour plus nombreux – qui, d’une manière ou d’une autre, gravitent dans le monde économique ou financier, il est porteur de grands espoirs.

Pour deux raisons qui se complètent parfaitement :  d’abord, parce que l’institution concernée vise à transformer la jungle des affaires en un univers civilisé que régissent des règles juridiques et administratives précises auxquelles les entreprises, toutes les entreprises sans exception, doivent se soumettre si elles veulent exercer leurs activités. Elle a notamment institué un code de bonne conduite qui a le mérite de s’imposer à tous, petits et grands, riches et moins riches.

Ensuite, parce que l’Ohada est aujourd’hui l’un des plus puissants ressorts de l’intégration économique dont on sait bien qu’elle sera l’un des facteurs les plus essentiels du développement durable. Adoptées et appliquées par dix-sept pays africains, les règles qu’elle édicte créent de fait une communauté qui permet aux entreprises de travailler sans risque dans un environnement juridique identique que régit le droit et non pas l’arbitraire. Une sécurité que symbolise à merveille la Cour commune de justice et d’arbitrage installée à Abidjan.

businessReconnaissons qu’en dépit de ses qualités, l’Ohada n’est pas suffisamment connue des opérateurs économiques du vaste espace qu’elle protège. Aussi efficace soit-elle dans la mise en place d’un espace juridique et judiciaire adapté aux conditions du monde très ouvert dans lequel les entreprises se meuvent aujourd’hui, elle ne constitue pas encore le dénominateur commun auquel les industriels, les banquiers, les commerçants, les marchands de services petits et grands se réfèrent. Ceci, en particulier, parce que les grands médias africains ne parlent d’elle que de façon épisodique et en termes très ésotériques.

C’est pourquoi, AFC a décidé de consacrer la chronique Doing business  à l’Ohada, à ses principes, à ses règles, à ses objectifs, aux entreprises et indépendants. Une chronique destinée aux opérateurs économiques qui y trouveront nombre de réponses aux questions qu’ils se posent ; mais consacrée aussi au grand public qui verra ainsi se dessiner le monde économique et financier de demain.

Carmen Féviliyé

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A propos CARMEN FEVILIYE 436 Articles
Juriste d’affaires Ohada / Journaliste-Communicant/ Secrétaire Générale de l'Union de la Presse Francophone - UPF section France